Le mois de mars est généralement un mois plutôt chargé en termes de travail, ce qui fait que les actions que j’ai pu mener ont été plutôt limitées, s’y sont ajoutées de nouvelles orientations au niveau de la structure, des demandes… Tout cela m’a occupé… En plus d’événements personnels. Du coup, pas d’articles en mars, même si certains étaient déjà partiellement écrits, ils ne seront publiés qu’en avril.
Pour autant il ne s’est pas rien passé non plus !
Le podcast le code a changé sur la webradio du 13 novembre
S’il y a un podcast, ce mois-ci qui m’a particulièrement intéressé, c’est encore une fois deux épisodes du Code a changé dédié à la web radio qui a été créé à l’occasion du procès des attentats du vendredi 13 novembre 2015.
C’est à la fois le questionnement sur comment la technique a pu apporter quelque chose de plus, quelque chose de différent aux parties civiles dans le cadre d’un procès hors norme mais aussi à comment ce dispositif à été utilisé, vécu, par ceux qui l’ont écouté. Les témoignages de deux personnes qui témoignent, expliquent comment ce support leur a permis de participer à distance, mais aussi le rôle particulier du son, car il n’y avait pas d’image qui m’ont . Ce podcast m’a interpellé sur ces deux aspects, celui de la capacité de participer sans être là, celui de comment le son à lui seul porte une puissance différente.
C’est encore une fois l’originalité du sujet, des questionnements, qui font de ce podcast l’un des plus passionnants pour moi en tant que médiateur numérique.
Une journée avec Cécile Rode, échanges de pratiques
Ce mois-ci j’ai aussi eu la chance de pouvoir recroiser une collègue, Cécile Rode des Centres Sociaux de Saint Priest, et de pouvoir passer une journée avec elle et échanger sur nos pratiques. Elle m’a permis une journée en sa compagnie qui a été inspirante, un grand merci à elle !
Je suis toujours très fan de ce genre de moment où nous pouvons échanger nos expériences, nos astuces, nos retours, sur notre métier de médiateur/trice numérique. Cécile s’est plus spécialisé sur des questions de parentalité, une thématique sur laquelle j’ai malheureusement peu pu intervenir ces derniers mois. Ses conseils sont donc d’autant plus précieux, surtout la transmission de ses propres expériences qui m’ont permis de penser différemment ce que je vais faire dans le futur. Conseils, recommandations, échanges de pratiques, d’astuces… J’en reviens à mon idée de campagnonage entre médiateurs, chacun a des compétences spécifiques, des outils, des méthodes et on a tellement à se nourrir les uns des autres que ça manque, au delà des rencontres Res’in qui ne sont pas faites pour ça mais qui peuvent permettre déjà une mise en contact.
L’échange de pratique est vraiment quelque chose de fondamental car non seulement on apprend des autres, mais il nous inspire de par l’angle sous lequel ils ont pris le problème et que nous n’aurions pas imaginé.
Le fait qu’un nombre de plus en plus réduit de collègues continuent d’agir sur notre département rend d’autant plus important cette interconnaissance.
Structurer je dois… ( /mode Yoda off)
Face au trop-plein
Une information qui ne cesse de s’accélérer, des sources de se multiplier, des idées d’émerger, des projets de se développer, la veille de s’étendre, le temps de se réduire. Ce mois-ci j’ai dû passer à un autre niveau sur le travail d’organisation en profondeur de tout ce que je fais. Car entre tout cela et aussi écrire, documenter, je ne m’en sors plus vraiment. Cette organisation je l’ai déjà bien évidemment commencée depuis un moment, mais :
- ou elle n’est pas suffisante
- ou j’ai trop à faire
Probablement les deux en fait, mais dans tous les cas, ça ne se calmera pas tout de suite. Et j’ai déjà commencé à faire des choix.
Du point de vue de ma veille par exemple, si je continue à maintenir une veille quotidienne sur l’actualité et linkedin par exemple, par contre je ne me préoccuperais des newsletters qu’une fois par mois en y dédiant un temps dédié. Je ferais à cette occasion un tri dans celles que je continuerais à suivre… et les autres. Reculer pour mieux sauter, c’est pas faux, mais que voulez-vous j’y vais petit à petit pour réduire l’infobesité.
Pour le futur (des projets et de l’interne)
J’ai aussi un gros travail de fond en cours pour organiser mais aussi préparer de possibles évolutions techniques et concevoir ainsi des améliorations pour ma structure et mes collègues, voire mes publics.
En effet, j’ai dans l’idée par exemple de partager une partie de ma veille à mes publics, principalement sur des questions de sécurité informatique, quelques astuces mais aussi des idées telles que de permettre de tester linux en vue d’une migration pour les personnes dont les machines ne peuvent pas passer sous windows 11. Nécessairement ces projets et idées nécessitent que je les aie pensées, organisées, évaluées en termes de faisabilité en amont, il ne s’agit pas uniquement de les proposer mais d’avoir fait cette analyse pour savoir si c’est possible. Et quand…
C’est aussi se questionner sur les évolutions en cours du point de vue des choix technologiques de la structure (passer au cloud) et de ce que ça peut apporter (emails, calendriers partagés, fichiers partagés), de ce que je pourrais en faire (automatisations, bases de données) mais aussi des problématiques (passer sur du Microsoft, cybersécurité).
Je n’agis pas que pour mes publics, j’agis aussi pour améliorer, si c’est possible et accepté le fonctionnement et la fluidité de ma structure.
Créer une base de connaissances par exemple, créer un suivi des besoins et des améliorations à apporter… Quand je dis que j’ai beaucoup de projets c’est parce qu’une idée d’amélioration je l’imagine et peut-être plus tard j’essaie de la développer, Ainsi certains de ces projets sont dans ma tête depuis des mois mais les conditions pour les réaliser n’étaient pas présentes et elles pourraient l’être demain.
J’ai du boulot oui.
Et ça n’est pas un poisson d’avril (ça c’était hier).

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